Spectacles & Concerts

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Musique traditionnelle orientale :

Récitals de Oud
 

Récital de Oud - les Orients du Luth

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Le Oud a des "Orients" qui sont souvent figurés par des marqueteries autour du soleil qu'est sa grande rosace. Il s'agit des points cardinaux, aspects cosmologiques de l'instrument et rappel de l'univers des cinq éléments de la physique qualitative des anciens, qu'ils soient arabes, grecs, persans, arméniens, juifs ou autres. Mais de même que l'orient d'une perle est la matière subtile dont elle reflète la lumière, l'orient d'un luth est aussi le mode, quasi-ineffable, sur lequel il reflète le son.

Les instruments possibles pour ce récital sont donc des luths orientaux vénérables construits entre 1823 et 1940 à Konya, Alep et Damas ou plus récemment à Fès.

Ils sont montés de cordes en boyau ou en soie naturelle et joués avec des plectres en corne ou de plume d’aigle.

Plusieurs formes de pièces traditionnelles turques, arabes ou azéries sont choisies pour elles-mêmes mais aussi pour leur potentiel à catalyser l'improvisation. Dans cette perspective elles sont indifféremment extraites des répertoires de musique d'art ou de musiques populaires.

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Récital de Oud - Le Oud et le Zodiaque

 

Il s’agit d’une suite de 12 séquences musicales correspondant aux douze modes principaux (maqâmat) mis en relation avec les qualités principielles des signes du Zodiaque. Les maîtres anciens comme Al Farabi ou Ibn Sina nous ont légué de profondes considérations sur ce thème. Ces séquences sont également associées aux couleurs (éclairages) et aux modes rythmiques. Ce récital peut être donné en solo ou en duo avec un percussionniste.

 

 

 

 

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Récital de Oud - Le Oud à travers les Siècles

La filiation historique des luths (jusqu'à 12 luths) :


Le nefer pharaonique, le guembri nord-africain, le lothar marocain, le suissan andalou, le dothar des nomades, le qanbous (ou turbi) du Yémen, le oud ramal du Maroc, le oud oriental, le lavfta gréco-turc... des Pyramides à l'Alhambra ,un parcours historique qui se termine avec la guitare flamenca du 18ème siècle.
Ce concert peut aussi être donné en duo avec un percussionniste et il s’accompagne de présentations mesurées dans le temps et relevant des mythes et légendes traditionnels relatifs à la musique et aux instruments.

 

 

 

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Récital de Oud - Duo de Oud : SILSILA

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Dans ce cadre, Marc Loopuyt se produit ici avec son fils Thomas (né à Fès en 1973) qui enseigne au CNR de Nice. Thomas, après dix ans d’études avec son père a mené ses propres explorations au Maghreb et en Turquie. Dans les compositions comme dans les improvisations ce duo cultive l’art du dialogue. Il permet aussi une riche palette sonore grâce au mariage alchimique de ouds différents.

L’intérêt du duo de luths orientaux réside dans les allers et retours de la mélodie et de l’improvisation de l’un à l’autre. Dans le taqsim (improvisation libre), l’un donne le dam (teneur modale) à l’autre et vice versa. Dans le taqsim rythmé, l’importance du soutien du second luth est encore plus marquée. Dans les tahmilat (danses improvisantes), le dialogue semble prémédité spécifiquement pour les deux instruments. Dans ce duo sont aussi incluses quelques parenthèses avec le chant, la percussion et le rebâb, vièle orientale à corde en crin.

Au répertoire, une saga musicale qui voyage du Maghreb à l’Orient arabe en passant par la Turquie pour finir au bord de la Mer Caspienne.


 

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Les deux Andalousies

Création Marc LOOPUYT

Musiques, Chants et Danses des Deux Rives avec la Compagnie Marc LOOPUYT

 

Les Deux Andalousies

 

Le détroit de Gibraltar est un double miroir. La Méditerranée se reflète dans l'Atlantique et l'Andalousie transparaît dans le Maghreb. Là, ont fleuri deux grandes traditions : le flamenco au nord, et une musique arabe qu'on qualifie aussi d'Andalouse au sud. Grenade ne fut-elle pas, jusqu'au XVème siècle, la capitale des Maures ? Les différences entre ces traditions demeurent mais leurs parentés sont troublantes. L'autre Andalousie ne vit-elle pas en filigrane dans les musiques authentiques du Maghreb ?

1- Les Deux Andalousies

écouter 4

Le programme du concert : une suite de tableaux mélodiques, joués, chantés et dansés où se complètent musiques traditionnelles, créations et improvisations selon les règles traditionnelles. Révélatrice des relations entre les deux Andalousies, les pièces sont extraites du répertoire flamenco profond et du flamenco léger (jondo y chico) de l'arabo-andalou marocain (el'ala), du maghrébin populaire (cha'abi et `aïta) de l'oriental (baladi et quoudoud) et de la musique mauresque.

Chaque tableau est illustré par les musiques du Nord et du Sud du Détroit de Gibraltar et les deux rives fusionnent par la danse ou le chant quand le rythme ou le mode le permettent (zambra, siguirya, chant mélismatique etc ... ). Chaque tableau possède son thème comme la joie, la gravité, la solitude, la sensualité...

LA FORMATION :

Pour illustrer cette thématique la Compagnie se compose de huit artistes :

Au chanteur flamenco, José MONTEALEGRE, font écho les voix de Nacer HAMZAOUI, (Algérie) et de Abdelatif BOUZBIBA (Maroc) ;
Aux accents des luths de Marc et Thomas LOOPUYT font écho les archets du rabab et du violon arabo-andalous.

Aux pulsations rythmiques de la derboka de Mohamed M’SAHEL répondent les zapateados de Laura CLEMENTE, danseuse flamenco et les arabesques de Rajae la danseuse marocaine originaire de Meknès.

 

 

 


Ce spectacle a été donné à :

- Villeurbanne Salle Gérard Philippe
- Festival de Fès
- Opéra de Lille
- Festival de Toulouse Coulommier
- Musée de la Corse Corte
- 38"" Rugissants Grenoble
- Auditorium Ravel Lyon
- Philharmonique de Bruxelles
- Institut du Monde Arabe Paris
 

 

 

 

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2- Musiques sacrées de deux Andalousies

 

LE THÈME : juxtaposer et quelquefois marier les expressions musicales et mystiques des deux traditions qui se font face dans le Détroit de Gibraltar et dans l'histoire arabo-andalouse.

 

En langue espagnole, le registre sacré est illustré par des coplas (poèmes) du cante jondo ou chico (chant profond ou léger), les villancicos (chants de Nativité), les campanilleros (chants de clocher) ou les sevillanas biblicas.

 

 

 

En langue arabe des poésies arabo-andalouses de medha (hommages au Prophète) et des odes mystiques ou sapientielles du Maghreb et de l’Orient. En arabe maghrébin, des poèmes du melhoun et du chaabi.
L'ensemble du répertoire illustre à merveille l'adage : vox populi, vox dei.

 

Exemple de programme :

1 - "Sur nous la pleine lune s'est levée"
Poème chanté en 621 à Médine en l'honneur du Prophète puis, improvisation sur quatre noms divins.
2 - Sevillana sur les thèmes de l'Ancien Testament
"Absalon présumait de ses cheveux, plus beaux que ceux des anges... ils furent son précipice..."
3 - Introduction de luth (oud) vers la siguirya
L'homme mis à nu par la douleur
4 - Nouba Ramal Maya sur le Prophète
"Ô dernier croissant de lune, tu es le joyau de mon collier... l'amour divin m'a anéanti...'
5 –Fandangos
"Du ciel il est l'auréole Jésus Christ notre roi..."
6 - Le "fana" des soufis (Maroc)
"Quelle fierté ? Rien ne vient de moi. Ma subsistance pourquoi m'en soucier ? Dieu y pourvoit".
7 - "Zambra" Fraîcheur du soir
Instrumental.
8 - "Javera"
"Salomon écrit à la reine de Saba, c'est la huppe qui portera le message de par le ciel...
9 - Sheik AI Alaoui (Mostaghanern)
"L'amour m'a rendu esclave de la beauté de Léila...
J'ai maintenu le voile qui cachait mon intime...*"
10 - Moulay Abdeslam, le saint du détroit de Gibraltar
La quête sapientielle. Thème en arabe et en andalou etc ...

 

Ce programme a été donné à :

 

- Festival des Musiques Sacrées de Fès Maroc
- Chartreuse de Villeneuve les Avignon
- Voix d'été en Creuse
- Festival des Musiques Sacrées à Genève...
-Festival Musiques Sacrées de Champaux
-Festival de l’Abbaye de Sylvanès
 

 

 

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Flamenco

 Flamenco Barroco / Flamenco Antiguo

Flamenco Barroco - Scarlatti et le flamenco

 

écouter 4

 

Marier dans le creuset de l’enthousiasme musical la Muse de Scarlatti avec Duende, le Génie du Flamenco…ne serait-ce pas là une équation alchimique vraiment inattendue !

 

 

- Eh bien, cela est chose faite grâce à l’initiative de Marc Loopuyt qui joue ici une flamboyante guitare 18ème et qui provoque les mélismes du clavecin de Catherine Latzarus et le roulement des castagnettes de Laura Clemente.

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce là seulement un toupet déplacé ? – non car la base de son hypothèse historique est solidement échafaudée comme il l’explique dans la notice du CD – médicament anti-morosité. Réminiscences d’une époque bénie où musiques savantes et populaires se nourrissaient l’une l’autre, ces douze titres révèlent tour à tour la guitare et les palmas invitant le clavecin à la danse où le génie du Napolitain invitant la guitare flamenca à l’introspection ; alors que la couleur globale réinsuffle le sang de la vie de l’Art dans les veines que le vampire de l’Académisme avait quelquefois desséchées.

 

 

 

 

 

 

Ollé Barroco !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Marc Loopuyt et le Flamenco Antiguo

 

En 1995, le Maître luthier Luc Breton conçoit à partir du Tracé directeur, pour Marc Loopuyt, une guitare de styleXVIIIème siècle. Sur le manche, les ligatures qui remplacent les frettes permettent d’accorder l’instrument selon les tempéraments anciens. D’autre part, montée de cordes en boyau, ses caractéristiques sont : puissance et projection, couleurs du timbre et netteté d’articulation. Ainsi, elle a redonné à l’artiste le goût de l’accompagnement du Cante Jondo flamenco.

C’est ainsi qu’il propose un récital avec un ou plusieurs chanteurs qui ont le même goût pour le Duende à l’ancienne, en particulier Miguel de la Torre, cantaor dans le plus pur style grenadin ancien. Les deux artistes partagent un goût prononcé pour les Palos rares comme la Javera, los Cabales, la Serrana, le Tango de Málaga. De préférence, c’est un récital à déguster en petit comité dans une ambiance d’intimité.
 

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Le voyage de Ziryab
Conte musical pour enfants

par Marc LOOPUYT & son ensemble

Marc Loopuyt, est concertiste international et ses 5 disques ont reçu pour distinction : deux fois le Diapason d'Or, 5 Diapasons, trois fois le Choc au Monde de la Musique et le Grand Prix de l'Académie Charles Cros. D'autre part, il est fondateur et chef du groupe SUSPIRO DEL MORO et professeur au Conservatoire de Villeurbanne, cette dernière fonction indique un goût marqué et une longue expérience de la pédagogie.
En Orient, les Maîtres de la tradition mevlevi (les derviches tourneurs) insistent sur l'approfondissement musical dont bénéficie celui qui fait circuler son savoir. Pour lui, l'enfance est l'âge idéal de la réception sonore à cause de la virginité d'esprit et de la fraîcheur de l'imagination.

D'autre part, Marc Loopuyt, a beaucoup observé l'art marocain de la HALQA pendant dix ans : c'est l'art du théâtre en rond qui prolonge celui des Jongleurs du Moyen-Age. Il faut y être à la fois musicien, conteur, poète, mime et psychologue pour intégrer immédiatement les réactions sans cesse renouvelées de l'auditoire de la place du souk ou de la rue.

 

Le voyage de Ziryab

Le conte que nous proposons ici se déroule dans cette ambiance de proximité, d'interaction et de variation permanente. Il est assuré par deux musiciens plus, éventuellement, une danseuse. La trame en est l'histoire de Ziryab, musicien quasi-légendaire qui jouait à la cour du Sultan Haroun-Ar-Rachid de Bagdad. Il en fut chassé par la jalousie de son maître et entreprit un long périple vers l'Occident. Il séjourna au Maghreb et devint enfin l'hôte privilégié de la cour de Cordoue au 9e siècle.

Sur ce fond historique, le récit et les saynètes introduisent naturellement les pièces musicales et les chants auxquels les enfants sont associés, et permettent de présenter une collection d'instruments orientaux en action.

Ces instruments appartiennent à 4 familles :
- les luths
: oud, guembri, lavta.
- les vièles à archet : rabâb, kemantché.
- les vents : nfir (trompe), nay (flûte oblique), ghaïta (bombarde), sipsi (chalémie), mizmar et argoul (clarinettes doubles).
- les percussions : bendir, darboka, daf.

 

Dans le canevas se succèdent les épisodes suivants :

Le maître de Ziryab chez le Sultan
La préférence du Sultan pour Ziryab
La jalousie chasse Ziryab de Bagdad
Rencontre dans le désert avec la Bédouine musicienne
Le Scorpion et Le Serpent (chants collectifs)
La demande en mariage
L'épreuve musicale
L'épreuve du voyage chez la Reine de Saba
Les trois musiques qui affectent la Reine de Saba
La subtilisation du diamant
Retour - mariage - danse collective.

 

Les enfants sont associés par le biais du chant collectif, de la danse et du questionnement. Ainsi, le dialogue est instauré avec eux et leurs réactions systématiquement intégrées à l'action.

Le conte est décliné en fonction de l'âge des enfants et chaque groupe doit avoir un âge homogène : 3-4 ans, 5-6 ans ou 7 à 11 ans.
Il a été donné plus de 60 fois et se trouve donc parfaitement rôdé.

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Marc Loopuyt et L’Azerbaïdjan
Les Orients du Caucase

 

Les Orients du Caucase

(pour écouter, se référer à la discographie)

Étendu entre le Grand et le Petit Caucase, l’Azerbaïdjan a recueilli depuis l’Antiquité de multiples et fécondes strates de musique d’art : grecque, zoroastrienne, persane, kurde, sans compter les multiples fulgurances poétiques et lyriques nomades d’Asie Centrale attirées par l’opulence des sédentaires de l’Ouest. Soigneusement regroupées dans un système d’une clarté et d’une précision inouïes (un de ces motifs est censé nous retransmettre en détails quelques phrases musicales telles que le Prophète David les jouaient sur sa flûte !), tous ces thèmes musicaux alimentent l’Athanor de l’alchimie musicale de ce répertoire monumental qu’on appelle le Mugam. Ceux qui le transmettent sont habités d’une érudition qui est le fondement d’un art de l’improvisation et de la conversation musicale quasi-ornithologiques !

Près de Bakou, dans la presqu’île d’Apcharon, se situe une colline qui porte le nom de Yanar Dar, c'est-à-dire, Montagne de feu. En effet, c’est un endroit où, de mémoire d’homme, un énorme feu de gaz de naphte brûle à même le sol depuis des millénaires et il constituait le point central de ralliement et de pèlerinage pour les Zoroastriens. Les prêtres, dit-on, chantaient en ce lieu les prières sur des modes musicaux particulièrement poignants et sophistiqués qui semblent bien être l’origine du Mugam.

En tous cas, ce feu impétueux et grondant est un symbole parfaitement adapté au caractère igné des musiques de cette Andalousie d’Orient. C’est dans cet esprit qu’évolue artistiquement le groupe Yanar Dar qui a été fondé à l’initiative de Marc Loopuyt.
 

Les perigrinations de Marc Loopuyt au caucase

Ce groupe a été fondé par Marc Loopuyt à l’occasion de sa résidence artistique Villa Médicis à Bakou. Il repose sur deux idées maîtresses : d’abord faire travailler et faire connaître à l’extérieur des musiciens d’Azerbaïdjan de haut niveau, voire en organisant un roulement à l’occasion de tournées (Agha Karim, Sevintch Sariyeva ou, enfin et surtout, le trio de Rafik Rustamov : les Rossignols du Karabakh) et ensuite travailler sur les formes anciennes du chant ou des instruments (taille, matière des cordes, style de jeu etc.…)

Il comprend 4 musiciens :
En 2000, Marc Loopuyt est lauréat de la Villa Médicis hors les murs et réside 8 mois à Bakou pour aborder les musiques d’Azerbaïdjan. Il crée le groupe Yanar Dar sertissant pendant 2 ans les compositions du chanteur
Agha Karim et le menant au Théâtre de la Ville à Paris (CD BUDA 1983152 Chants du Grand Caucase). A présent, il intègre la chanteuse Sevintch Sariyeva. Marc Loopuyt s’intéresse aux formes anciennes du luth Oud avec un travail très approfondi sur les formes, les cordes et les plectres et leur impact sur le style.

Les trois artistes d’Azerbaïdjan qui complètent aujourd’hui le groupe Yanar Dar sont originaires de la province du Karabakh (le Jardin Noir) dans le petit Caucase. Il s’agit de la chanteuse Elza Qayaliyeva et du joueur de kémantché Markaz Aliyev qui ont été formés par Rafik Rustamov (luth târ et direction) dans le cadre du groupe Karabakh Bülbüler (les Rossignols du Karabakh) très connu au temps de l’URSS.

Dans ce cadre, Rafik Rustamov a toujours poursuivi un effort soutenu de transmission de l’énorme répertoire que les anciens maîtres d’Azerbaïdjan lui ont légué. Aujourd’hui, il poursuit cet effort dans des conditions difficiles mais a réussi à organiser une école de musique traditionnelle dans une banlieue de Bakou pour continuer à faire fructifier cet héritage inouï de chant et de musique instrumentale.

le spectacle

Depuis 2005, tout ce travail de rencontre débouche surtout sur la collaboration de  Marc Loopuyt avec Rafik Rustamov & les Rossignols du Karabakh

Les instruments

Le kémantché :
Le sens du mot est « petit arc » c'est-à-dire archet. Cet archet se caractérise par une mèche dont la tension est variable au cour du jeu et participe ainsi à la variété de la palette sonore. L’instrument peut tourner sur une courte pique et ainsi, c’est la corde qui se présente à l’archet et non le contraire. La caisse est le plus souvent en noyer tourné et la table d’harmonie est une peau de silure ou de chèvre. Issu du rebâb avec caisse en noix de coco et cordes en crin, le kémantché porte aujourd’hui 4 cordes d’acier et a développé un jeu de la main gauche sophistiqué avec moult effets d’ornements et moult positions.

Le Tar :
Le tar est un luth monoxyde en bois de mûrier. Il a une double table d’harmonie en péricarde de taureau. Son long manche est muni de 22 à 28 ligatures et ses 11 cordes d’acier et de laiton sont frappées avec un plectre en corne. Contrairement au modèle persan, il se joue sur la poitrine ce qui multiplie les effets de vibrato et la puissance. Le jeu très sophistiqué du plectre permet une lisibilité exemplaire de son potentiel d’articulation et une densité qui confine au langage des oiseaux. La variété des timbres qui peuvent se modifier à l’intérieur même de très courts motifs fait aussi partie de ses caractéristiques. Le târ est l’aboutissement de l’évolution des luths monoxydes d’Asie centrale qui a aussi abouti au luth rabab d’Afghanistan.

Le Oud :
Luth à caisse construite en lattes de noyer et à manche court dénué de ligature. La table est en bois de cèdre percée de 3 rosaces d’ivoire et de corne ouvragées. Ses cordes groupées par chœur sont frappées avec un plectre en corne ou en plume d’aigle. Très présent dans la musique ancienne d’Iran et d’Azerbaïdjan, il portait depuis le VIe siècle le nom de barbat. A partir du XVIII ième siècle, il est largement supplanté par le luth à long manche tar. Autrefois, les instruments de la région étaient tous montés de cordes de soie qui permettaient la clarté sans atteindre à l’agressivité sonore. Aujourd’hui, l’acier remplace la soie sur le tar et le kemantché et le dialogue des deux peut quelquefois pêcher par excès de métal : le son du oud ici monté de boyau permet de rééquilibrer l’ensemble vers la douceur sans nuire à l’articulation. Le Oud joué ici a été construit à Toqat en 1823.

 

Le Tambourin :
Il s’appelle qaval, c’est un tambour sur cadre d’environ 40 cm de diamètre. Sa peau est une peau de chèvre ou de silure et son cadre est muni d’anneaux métalliques à effet discret. Sa technique est extrêmement sophistiquée, en particulier toute une série de pichenettes et le nombre de sonorités possibles supérieur à une trentaine. La technique des pichenettes est utilisée sur les deux mains mais davantage sur la main gauche et elles se déroulent de l’auriculaire vers l’index. Le mode d’interprétation rythmique utilise beaucoup d’hémiole et l’élision des temps forts.

Les sonorités un peu aigres du trio d’Azerbaïdjan s’arrondissent avec la présence du oud comme on peut le constater dans le second CD de Marc Loopuyt en Azerbaïdjan « Yanar Dar et Marc Loopuyt, Les Orients du Caucase » Buda 30017177.
 

Le style du chant

Comme dans toutes les musiques traditionnelles, c’est le chant qui est le modèle et le premier de tous les instruments. Dans le style considéré, les limites sonores du potentiel vocal humain semblent atteintes tant en termes de finesse qu’en terme d’ornementation. Le fameux effet de tahrir est une sorte de yodle oriental dans lequel l’alternance entre la voix de tête et de poitrine est particulièrement rapide et éprouvante. La précision des micro-intervalles est également un élément de l’art qui nécessite une imprégnation profonde et que les chanteurs doivent parfaitement maîtriser, même sans le soutien des instruments à ligatures comme le tar.

 

Voyages

Marc Loopuyt et les musiciens d’Azerbaïdjan se sont produit :

 

au Théâtre de la Ville, Paris (Théâtre des Abbesses),
aux Ateliers d’Ethnomusicologie de Genève,
au Festival de Oud de Tétouan (Maroc),
au Printemps des Comédiens de Montpellier,
au Théâtre des Iles Canaries,
au Festival Done e Musica à Rome, etc.
 

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